Petite semaine d’escalade dans les Calanques. L’objectif? S’initier aux grandes voies!

Posons le décor : Sindbad et moi-même avons commencé l’escalade  il a deux petites années (avouons-le : un peu inspiré par la communauté Capexpe) . En falaise, on commence à se débrouiller dans le niveau  6 mais bon, la hauteur et les chutes c’est pas encore trop ca… A la base quand nous avons décidé de descendre grimper dans les Calanques cette dernière semaine de janvier il était évident que nous partions  faire de la couenne, et ce jusqu’à ce qu’on en parle à Dom… «  les gars, descendre dans les Calanques pour faire de la couenne ça n’a pas d’intérêt, les Calanques  c’est  fait pour les grandes voies ! »  Petit regard complice avec Sindbad… Ok on se lance !

Mardi, premier jour première leçon.

Pour ce lancer  on décide de s’initier dans l’ascension du « temple ». A priori cette voie est parfaite pour des novices comme nous : 9 longueurs réparties sur 140 mètres, niveau max en 5C et 2 possibilités de descente en rappel au milieu de la voie si nous sommes pris par le temps. Arrivé au pied du « Temple », nous prenons le temps de simuler un relais  et chacun de nous faisons notre premier rappel à partir de la première longueur… la cordée de rêve est prête!! Nous chargeons les sacs et je me prépare à rejoindre le 2me relais (à peine à 35 mètres). Je commence la deuxième longueur, un dièdre assez patiné avec des points espacés… trop espacés ! Avec le sac chargé, tout le matos sur mon baudrier,  je dois faire un mouvement assez engagé à un mètre au-dessus du point. Si je me rate, je me fracasse les jambes sur le palier du 1er relais. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, je décide d’abandonner… Positivons : ici la nature est magnifique et nous avons appris  à descendre en rappel !

    

La couenne dans les Calanques c’est pas si mal.

Histoire de reprendre confiance et de se mettre un peu dans le rouge, nous prenons la journée suivante pour faire des voies sportives dans le secteur de Sormiou. Le paysage est fou, les voies sont belles et nous sommes même obligés de sortir les lunettes de soleils ! M’enfin quesqu’il raconte Dom, les Calanques c’est top pour la couenne… Allez on se fait la même demain !

       

Joyeux anniversaire Sindbad !

La météo Belge est passée nous rendre visite deux jours à Marseille. Il nous reste donc deux jours pour atteindre notre objectif.  Ce dimanche le mistral souffle jusqu’à 100km/h, Nous croisons deux coureurs équipés de masques de ski pour se protéger du vent. La marche d’approche est fastidieuse, mais trouvons finalement abris au pied de la « paroi noire » dans le secteur de Morgiou. Cette fois ci, nous avons laissé notre fierté à l’appartement et choisi  une voie de 4 longueurs sur 90 mètres, très patinée également mais en 5A/B. Tout se déroule sans accrocs, les prises sont bonnes et les manipulations de cordes maîtrisées. La sensation de hauteur est grisante, durant ces 2 heures de grimpes, nous sommes aux anges! Nous arrivons au  sommet avec la banane et cerise sur le gâteau, Sindbad me rappelle son anniversaire !

ici un autre groupe de grimpeur travaillant un 7A bloc urbain. Assez technique..

 

Une grande classique pour finir.

L’ « Arête de Marseille » c’est : 6 longueurs, 120 mètres d’ascension, une descente en rappel obligatoire mais surtout un point de vue incroyable sur les Calanques. Ce lundi, la journée est superbe, nous arrivons au pied de la voie autour de 11h. Il fait tellement beau que Sindbad ne peut s’empêcher de se mettre en caleçon pour préparer (un peu tôt) son bronzage pour l’été. La première longueur fait 30 mètres en 5c et se déroule dans un dièdre sur-patiné, je ne suis pas  très à l’aise et je tire sur les dégaines pour m’en sortir. Sindbad me rejoint au premier relais, la 2me longueur commence avec un pas qui nous laissera des souvenirs ; nous devons enjamber 15 mètres de vide  du pilier sur lequel nous nous trouvons afin d’atteindre le début de l’arête… La suite est magnifique et nous arrivons au sommet de la falaise. Après un bref repos nous nous mettons à la recherche de la chaine nous permettant de descendre en un seul rappel du côté Nord de la falaise, nous passons plus d’une heure à tout examiner…en vain. 16h30 Il commence à se faire tard et nous n’avons pas d’autres solutions que de descendre les 120 mètres de la face Sud en rappel. Dans cette situation, nous nous rendons bien compte qu’avec notre matériel et nos  fraîches connaissances, nous prenons la responsabilité de nos vies à 100%. Passé le stress de la mise en place du rappel et du premier pas dans le « vide », nous profitons à fond de la descente.  Cette dernière épreuve contribuera à une journée que nous ne sommes pas prêts d’oublier…

       

    

     

Baptiste

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