Traversée du Mont Rose: du samedi 2 juillet au jeudi 7 juillet 2005 : Mathieu et ses cousins étaient de la partie
On était donc quatre de la partie à vouloir se farcir les quelques 4000 qui trônent autour du Mont Rose!
5 jours avec un max de sommet de plus de 4000m (17 au total je crois), des paysages à couper le souffle.
Autant le dire tout de suite: la météo n’a pas été avec nous. On a donc du revoir notre programme à la baisse…

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Tour du Mont Rose: du samedi 2 juillet au jeudi 7 juillet: Mathieu et ses cousins étaient de la partie
Voici un mini récit de notre expé

On était donc quatre de la partie à vouloir se farcir les quelques 4000 qui trônent autour du Mont Rose!

Autant le dire tout de suite: la météo n’a pas été avec nous. On a donc du revoir notre programme à la baisse…

Pourtant, le massif du Mont Rose m’a plus que convaincu de revenir dès que possible pour enchaîner la traversée qui dure 5 jours environ et qui fait la part belle aux arêtes.

Après la montée au refuge au pied du petit cervin, mathieu et moi avons laissé les cousins qui avaient besoin d’un peu de repos pour se faire la montée au Breithorn. Sommet super couru car il regroupe les ingrédients qui le rendent accessible même au plus novices: facilité et accessibilité (à deux pas du télécabine).Heureusement, on a pas eu à subir les affres de la foule: partis tôt, on a croisé du monde à la descente surtout:ce qui ne nous a pas gâché la joie de se faire le premier sommet.

Le lendemain, départ vers le Castor et le Pollux….longue marche sur le glacier qui nous permet de s’éloigner de la foule du Breithorn. Hélas: début d’après-midi, la forme des troupes n’est pas au plus top et le temps se dégrade pour tourner à la neige ainsi qu’à l’orage. On laisse tomber la tente au profit d’un bivouac non gardé, perché sur un éperon rocheux à + de 3800 m pour laisser les éléments se calmer.

Mauvaise nuit pour les cousins qui décident de redescendre dans la vallée définitivement récupérer la fatigue accumulée ces dernières semaines. Mathieu et moi continuons en montant le castor avant de rejoindre le refuge Quinto Sella où l’on passe la nuit (les cousins ayant gardé la tente avec eux). Petite chose qui nous est apparue comme incroyable: plus personne n’utilise de tente et ne cuisine lui même des bons petits plats sur MSR là-haut???? On était les seuls extra-terrestres à trimbaler tout notre barda!

Finalement, dernier jour de course pour Mathieu et moi: on aimerait continuer la traversée mais les conditions météo sont exécrables: neige,brouillard: on ne trouve pas la trace vers l’arête du Liskam et on n’y voit pas à 20m. De plus, je me sens pas en super forme aussi haut et avec tout ce brouillard. La météo du refuge nous laissait encore une journée de beau…les guides français aussi…mais visiblement, la dépression était en avance. On refait donc le castor dans l’autre sens (on connaît le chemin!)…accalmie sur le temps de midi: on s’attaque au pollux (course mixte assez simple mais vraiment gaie). Mais le rayon de soleil ne dure pas: il recommence à neiger de plus belle et à faire venteux. On essaye de ne pas s’attarder en terminant le plus vite possible le sommet.

Quand on redescend du pollux: il a neigé 15-30 cm, plus de trace vers le petit cervin et un brouillard à couper au couteau. On sort la boussole pour s’en sortir (et cela marche bien ce truc là). J’avoue que je stressais tt de même que l’on se paume sur ce glacier crevassé avec cette neige qui n’en finissait pas de tomber. Je me suis vraiment senti tout petit. Bonheur donc chaque fois que l’on arrivait à retrouver une crevasse que l’on avait franchie à l’aller ou un rocher qui nous disait qqch. Retour au télécabine, exténué de mon côté (mathieu plutôt en forme) avec l’envie de redescendre.

Après multes rebondissement on s’est débrouillé pour descendre d’une manière peu capexpéienne: ratrack et dernière benne du personnel de la station: ambiance (on voit un peu le revers de la médaille d’une station) et gratos.

Retrouvailles avec les cousins à Zermatt, rires et récit…avant de constater que la météo n’annonce rien de mieux. On décide donc de mettre le cap sur la Belgique dès le lendemain.

Voilà en quelques mots: les photos arrivent et une fiche technique aussi dès que j’ai un peu moins de boulot