Nous sommes un groupe de 6 étudiants réparti en 3 équipes de 2 avec pour but de faire une course en auto-stop jusqu’à Gérardmer. Arrivés là-bas nous nous rassembleront pour dormir en bivouac puis randonner 1 journée dans la région puis dormir en tente avec notre propre matériel + un réchaud pour nous faire à manger.
La finalité de cette expérience sera un petit film que nous réaliserons grâce aux photos et vidéos que nous prendrons tout au long de cette aventure.

Notre but : être arrivé sur place en stop avant la tombée de la nuit et avoir marché 20km+ pendant notre voyage.

Retrouvez nos péripéties sur notre page Instagram: vosges_express

6 participants, 3 équipes, 1 objectif : atteindre Gérardmer en vie.

C’est le samedi 4 avril que 6 vaillants étudiants de HEC se sont lancés dans une sacré aventure. Le but ? Dans le cadre de leur atelier de compétences, ils ont décidé d’organiser une course en stop, qui s’annonçait comme le plus gros bourbier de leur existence. Après de longues semaines de préparation et de concertation, les équipes furent formées et l’aventure en stop pouvait commencer. Voici la composition :

Equipe 1 : Pablo et Juliette
Equipe 2 : Noah et Louis
Equipe 3 : Gilles et Antoine.

Dès le départ ce fut compliqué, surtout pour 2 équipes. Impossible de quitter Liège. Après 2h d’attente, Louis et Noah trouvèrent enfin leur première voiture, tandis que Gilles et Antoine attendaient toujours. Deuxième problème, une terrible tempête commençait à pointer le bout de son nez. Heureusement pour Antoine et Gilles, ainsi que Pablo et Juliette, ils filaient à toute allure vers le Luxembourg.

C’est une fois que nos 3 équipes sont arrivées en France que la course commence à prendre forme. Très vite, une équipe se détache du reste : Juliette et Pablo. Serait-ce grâce au charme de Juliette ou grâce au charisme inégalé de Pablo ? On ne le saura jamais. Finalement, après des dizaines de cartons utilisés, des marqueurs usés jusqu’à la dernière goutte d’encre et des pouces engourdis, Juliette et Pablo arrivent en premier à Gérardmer, suivis de Noah et Louis et puis finalement de Antoine et Gilles. Les 6 compères pouvaient enfin se retrouver autour d’une bonne bière pour raconter leurs diverses rencontres et profiter du magnifique Lac de Gérardmer.

Pour achever cette première journée en beauté, nos 6 participants ont fait le plein de provisions pour les prochains jours et ont posé leur tentes dans une magnifique clairière. Ils ont ensuite pu déguster leur raviolis autour du feu et profiter du calme des Vosges de Gérardmer. Après ce repas de champions, une bonne nuit de sommeil s’imposait car la seconde journée approchait déjà.

Après une bonne nuit de sommeil, nos aventuriers ont profité du beau temps pour faire une belle randonnée autour de Gérardmer en passant par une soi-disant impressionnante cascade, spoiler: ils étaient très déçus mais ils en ont tout de même profité pour nettoyer leurs gamelles. En continuant leur périple ils ont découvert une énorme clairière idéale pour la pause de midi et pour la sieste (hein louis). Avec la peau de ventre bien tendue nos aventuriers sont revenus sur Gérardmer tout en écoutant les exploits de notre Wout Van Aert national à la radio, pour fêter cette victoire comme il se doit ils ont dégusté une excellente bière dans un petit parc admirés par les touristes et les faux randonneurs (ça commence à faire beaucoup de bières).

La fin de l’après-midi, riche en découvertes, commençait à peser sur les six randonneurs. Les corps étaient lourds, les esprits moins vifs.

C’est à ce moment que Louis, avec sa détermination, a pris l’initiative de partir à la recherche de l’endroit idéal où établir leur campement pour la nuit. Après une courte exploration, son flair de doberman l’a mené au but . Le spot offrait une vue imprenable sur la ville qui s’étendait en contrebas, un spectacle apaisant après les efforts de la journée.

Une fois Louis revenu pour guider ses compagnons, l’équipe s’est mise au travail. Ils ont rapidement monté leurs tentes et organisé le campement. Le sentiment d’accomplissement était là. La priorité fut ensuite donnée au réconfort. Ils ont allumé leur réchaud pour préparer un repas chaud, partageant des histoires et des rires autour des gamelles et du sac de Pablo.

La soirée s’est poursuivie dans une atmosphère détendue en jouant à Skyjo et en trouvant vite un sommeil profond, prêts à affronter les défis du lendemain (FAUX, voir les interview).

C’est ainsi que commença le troisième jour. Ils se sont réveillés avec l’humidité, rien dans le ventre, mais tout de même une bonne humeur et une grande envie d’être dans un lit douillet. Après avoir réalisé les interviews prévues pour immortaliser leur périple, ils sont allés braquer une boulangerie pour faire le plein de viennoiseries, bien méritées. Finalement, chaque équipe s’est installée sur le bord de la route du retour, à nouveau équipée de ses petites pancartes en carton, prêtes pour la dernière phase de leur défi : rentrer à Liège en stop.

Le trajet du retour s’annonçait comme un nouveau défi logistique et mental. Qui allait réussir à rentrer le plus rapidement ? La course était relancée, non plus vers un objectif inconnu, mais vers le confort familier de la maison. Les pouces se levaient, les regards s’accrochaient aux voitures, et les histoires commençaient déjà à s’accumuler, après 2h d’attente toujours aucune voiture pour les trois équipes .

Pour l’équipe 1, Pablo et Juliette, la chance sourit rapidement. Ils trouvèrent un premier véhicule qui les emmena loin, leur permettant de prendre une avance significative. Leur stratégie de duo efficace, testée et approuvée à l’aller, fonctionnait encore.

Les équipes se débattaient avec un trafic moins coopératif et des temps d’attente qui commençaient à entamer le moral. L’humidité du matin et le manque de sommeil se faisaient sentir, transformant l’attente en une véritable épreuve de patience. La fatigue menait parfois à l’ennui, parfois à des moments de franche rigolade, notamment en observant les réactions des conducteurs surpris.

Après avoir enfin trouvé des voitures pour les emmener. Des messages & story de moqueries traversaient les kilomètres, chacun se tenant au courant des (més)aventures des autres. Ce n’était plus seulement une course, mais de la survie.
La journée, qui s’annonçait comme un défi, s’est révélée être une véritable épreuve d’endurance pour les trois équipes.

L’Équipe 2 : La pure chance de batards

Pour l’équipe 2, la chance a souri de manière spectaculaire, transformant cette longue et usante journée en un succès précoce. Leur périple s’est achevé vers 18h00. Grâce à une succession d’heureux hasards, ils ont réussi l’exploit de ne monter qu’à bord de trois voitures différentes pour effectuer l’intégralité de leur trajet. Une telle efficacité et une fortune pareille ont permis à cette équipe d’être la première à regagner la cité ardente, sans doute avec un avantage psychologique non négligeable sur leurs concurrents.

L’Équipe 3 : Bourbier & Christianisme

L’équipe 3 a fait preuve de persévérance et de détermination, réussissant à atteindre Liège, la ‘Cité Ardente’, aux alentours de 19h30. Leur parcours, bien que plus long que celui de l’équipe 2, a confirmé leur capacité à gérer les imprévus et à rester concentrés sur leur objectif. Ils ont su naviguer à travers les difficultés du covoiturage pour arriver dans la soirée, affichant une progression régulière et une bonne gestion de leur logistique.

L’Équipe 1 : les Loosers

L’équipe 1 a, quant à elle, été confrontée à un véritable « KARMA ». Leur journée s’est transformée en un marathon logistique éprouvant, marqué par un manque de chance criant et une baisse de moral compréhensible. Face à l’adversité et l’impossibilité de trouver des covoiturages, ils ont dû se résigner à utiliser les transports en commun. Leur retour à Liège, tardif, n’a eu lieu qu’à 21h30, après avoir enchaîné deux trains et trois bus. Ce parcours du combattant fut sans aucun doute le plus difficile, testant leur patience et leur résilience jusqu’à l’extrême.

Malgré les différences notables dans le déroulement de leur journée, le bilan de cette aventure est unanimement positif. Au-delà de la fatigue accumulée, tous les participants sont ressortis grandis de cette expérience. Ils ont, de fait, amassé une précieuse expérience en matière de covoiturage et de gestion de l’imprévu. Surtout, et c’est là l’essentiel, malgré la difficulté et l’épuisement, chaque membre des équipes était extrêmement fier de lui-même et de ce qu’il avait accompli. Cette épreuve a renforcé leur esprit d’équipe et prouvé leur capacité à faire face aux défis, quelle que soit l’heure de leur arrivée.