L’alpinisme, une découverte pour l’un, une belle balade pour l’autre.Antoine, Félix et moi (Bruno) nous trouvions dans la vallée de Chamonix durant la dernière semaine d’août. Après le départ de Félix et déjà une semaine passée là-bas à grimper, courir et bivouaquer un peu partout, nous avions prévu de se faire une petite balade un peu plus haut que d’habitude. Les Dômes du Miages, une course déjà faite pour ma part, me semblait la meilleure ascension à faire liant randonnée glaciaire, arrêtes étroites et paysages à couper le souffle.

L’alpinisme, une découverte pour l’un, une belle balade pour l’autre.Antoine, Félix et moi (Bruno) nous trouvions dans la vallée de Chamonix durant la dernière semaine d’août.
Après le départ de Félix et déjà une semaine passée là-bas à grimper, courir et bivouaquer un peu partout, nous avions prévu de se faire une petite balade un peu plus haut que d’habitude. Les Dômes du Miages, une course déjà faite pour ma part, me semblait la meilleure ascension à faire liant randonnée glaciaire, arrêtes étroites et paysages à couper le souffle. Antoine tout de suite emballé, a réussi à me motiver à rajouter une part d’aventure en bivouaquant à la belle étoile.
Notre montée fut belle mais plutôt longue ce qui était dû de mon côté au sac assez lourd et peut-être du manque d’habitude d’effort long et de la fatigue accumulée au cours de ce mois pour Antoine. Car, oui, Antoine n’était plus rentré en Belgique depuis le mois de juillet.
Arrivé au refuge des conscrits, la belle soirée dégagée que nous avait promis notre chère météo a été remplacée par un beau brouillard bien dense. Fatigués mais content de déposer nos sacs nous nous installons non loin du refuge à un endroit plat pour y passer la nuit. On mange rapidement grâce au jetboil d’Antoine et nous nous couchons sans tardé. Une nuit peu commune se passe, tout d’abord nous nous réveillons tout les deux en même temps une heure après nous être endormi croyant que nous étions déjà le lendemain. Et ensuite vers minuit je me réveille à cause d’un bouquetin qui était à deux mètres de nous en train de faire des bruits étranges, je fais moi aussi quelques bruits étranges pour l’éloigner et après 10 minutes de bruits bizarres il finit par s’en aller.Le réveil à 3h du matin se fait plus difficilement mais après s’être motivé l’un l’autre on sort de nos duvets. On mange quelques céréales, Antoine arrive presque à me faire aimé son café et on y va.
L’ascension commence par un sentier que l’on suit pendant une heure jusqu’au glacier. Arriver au pied du glacier, nous mettons les crampons et c’est parti pour une longue bavante de deux trois heures jusqu’au col des dômes. Cette séquence ne commence pas au mieux avec une alternance de beau temps et de brouillard. Sur le glacier j’avais imaginé voir des cordées ou au moins des traces au vu des bonnes conditions annoncées mais il n’en fut rien. Nous hésitions entre deux directions, longés le glacier rive droite ou bien le traverser par le milieu. Nous choisissons la deuxièmes proposition non sans doute mais celle-ci fut au final la bonne. Trois heures après notre départ, personnellement je me sens bien, les doutes se sont envolés pour laisser place au plaisir d’être là haut, à nous deux dans ce monde mystique qu’est haute montagne avec comme seule envie, le sommet.Nous continuons à monter plus confiant que tout à l’heure. Nous sommes tout les deux en formes physiquement ce qui influence notre rythme qui devient rapide tout en gardant nos petites pauses pour profiter de ces paysages fabuleux.Au col des Dômes, Antoine est en extase en voyant la vue de l’autre versant, la même que j’avais eu 7 ans plus tôt. On claque une barre de céréale et on se dépêche d’aller au sommet qui se trouve 50 mètres plus haut. Il y a un petit passage technique avant de se retrouver sur l’arrête sommitale ce qui nous oblige à rester vigilant et donc à se reconcentrer. Je craignais depuis le début que certains passages soient des problèmes pour Antoine car il n’en était encore qu’à ses débuts dans l’alpinisme mais je dois dire qu’il a assuré. Toute l’arrête qui peut paraître vertigineuse s’est passée sans encombre et à cet endroit la beauté de l’endroit et le bonheur d’Antoine m’a rendu heureux et m’a fait comprendre que nous étions au bon endroit au bon moment. Un moment gravé.J’ai demandé ensuite à Antoine de se reconcentrer car il nous restait certaines difficultés à ne pas négliger comme la descente en sachant que Antoine n’était pas des plus alaises en descente. Tout se passe bien, il y a de belles traces et nous savourons ces moments.
Une dernière petite escalade nous permet d’arriver à l’Aiguille de la Bérangère et de profiter du soleil. Il faisait chaud, nous étions heureux en train de manger en face de montagnes plus belles les unes que les autres. Que la montagne est belle, voila ce qu’on s’est à cet instant précis.
Qui aurait cru qu’une semaine plus tard, nous nous retrouverions dans une classe avec un professeur face à nous ?
Bruno