Notre expédition nature nous mènera de Heusy jusqu’à l’étang de Lébioles (Spa) sur un parcours de 30km en deux jours. L’objectif est de valider notre autonomie complète et de renforcer la cohésion d’équipe. Au programme : marche essentielle en forêt, bivouac d’une nuit avec montage du campement, gestion des ressources, essai d’un feu de camp sécurisé, et tentative de pêche dans l’étang. Une immersion totale, planifiée et responsable.

L’Échappée de Lébioles : 35 km, un Bivouac et Zéro Poisson

 

Introduction : L’appel de la forêt

Notre expédition nature, baptisée « L’Échappée de Lébioles », est un projet d’autonomie complète mené sur deux jours par trois étudiants de l’ULiège : Tom, Augustin et Clément. L’objectif initial était ambitieux : marcher jusqu’à l’étang de Lébioles, près de Spa, et y passer une nuit en bivouac sur un parcours de 30 km. L’esprit de cette aventure reposait sur trois piliers fondamentaux : la gestion de nos ressources en autonomie totale pour un minimum de 24 heures, la cohésion d’équipe, et une immersion responsable respectant le principe écologique du « Leave No Trace ». Si sur le papier  tout semblait parfaitement planifié, le terrain nous réservait, comme toujours, quelques surprises. Finalement, ce ne sont pas 30, mais pas moins de 35 kilomètres que nos jambes ont dû affronter !

 

Jour 1 : Un départ sous le soleil et sac au dos

Le premier jour, nous avons donné le coup d’envoi de notre aventure à 10h00 tapantes. Après avoir laissé nos voitures à notre point de départ, nous nous sommes engouffrés sur les sentiers majoritairement forestiers de notre itinéraire, guidés par notre tracé GPX sécurisé. La météo était tout simplement exceptionnelle : un grand soleil et un thermomètre affichant un très agréable 20 degrés nous ont accompagnés tout au long de notre progression. L’entente dans le groupe était au beau fixe, et la répartition équilibrée de la charge mentale et physique nous a permis d’avancer dans la bonne humeur, confirmant que la cohésion est la clé pour maintenir le moral sur le parcours.

 

La Soirée : Bivouac, désillusion halieutique et coup de froid

En fin d’après-midi, nous avons atteint notre but : le majestueux Manoir de Lébiole. Nous avons immédiatement procédé au montage du campement en installant notre tente à proximité immédiate de l’étang. Comme nous l’avions fièrement noté dans les activités clés de notre préparation, nous avions prévu une tentative de pêche dans l’étang pour diversifier nos sources de nourriture. Malheureusement pour notre menu, mais heureusement pour eux, les poissons ont totalement ignoré nos efforts. Cette tentative s’est soldée par un échec cuisant (mais très drôle) !

Pour faire passer cette désillusion, nous avons sorti notre botte secrète : un apéro bien mérité. Saucisson, fromage et une petite bière ont permis de célébrer cette première journée d’effort. Cependant, à l’heure de l’apéro et du souper, la météo nous a rappelé qui commandait. La température a brutalement chuté, nous faisant perdre au moins 10 degrés d’un coup. Heureusement, nous avions anticipé cette contrainte thermique en emportant les vêtements chauds nécessaires. Le froid s’installant, nous avons sorti notre fidèle réchaud pour préparer le souper. Ce soir-là, nos raviolis en conserve réchauffés nous ont paru être le repas le plus gastronomique du monde !

 

Jour 2 : Repli sans trace et retour à la civilisation

Le lendemain matin, après une nuit réparatrice en tente, nous avons procédé au démontage minutieux de notre campement. Fidèles à notre démarche écologique, nous avons veillé à ne laisser aucune trace de notre passage. À 10h00, sous un soleil toujours aussi radieux, nous avons remis nos sacs sur nos épaules, un peu plus légers qu’à l’aller, mais avec des muscles un peu plus lourds.

Nous avons marché d’un bon pas pour finalement atteindre le point exact où nous avions laissé nos voitures la veille, bouclant notre périple un peu avant 16h00.

 

Conclusion : Un test grandeur nature validé

Au final, cette « Échappée de Lébioles » s’est révélée être un véritable succès. Elle a été notre test grandeur nature pour prouver nos capacités logistiques, physiques et de leadership en milieu naturel. Nous avons non seulement survécu à la baisse soudaine des températures et à notre incompétence notoire en matière de pêche, mais nous avons surtout renforcé les liens de notre équipe. Le défi des 30 km a été largement relevé avec nos 35 km parcourus, faisant de ce projet une aventure inoubliable !