Alors voilà, c’est comme ça que je me suis retrouvé à partir pour 4 jours de raquettes dans les Aravis et à profiter des premières neiges de la saison. Et ce, dans le but de prendre une petite rupture avec mon quotidien pour mieux y revenir.

Le premier jour, c’était de la montée. Monter, monter et encore monter de la montée : j’ai fait que ca. Et encore, je suis même pas arrivé à la neige. Mais je la voyais se rapprocher petit à petit. Les montagnes semblaient s’en servir comme robe blanche. Elles étaient splendides ! J’avais l’impression qu’elles ne demandaient qu’à être magnifiées de mes petits yeux qui ne cessaient de s’émerveiller devant l’immense beauté qu’ils tentaient de capturer seconde après seconde.

C’est vers la fin de la matinée du deuxième jour que je suis enfin arrivé à une faible distance de la neige : seulement un pas nous séparait l’un de l’autre. Je me suis demandé si elle pouvait, à sa manière, sentir que j’étais là. Bon, j’avoue, je me suis pas dit ça, j’ai ajouté cette partie pour enjoliver le récit. Voilà ce que j’ai vraiment fait : j’ai pas hésité, j’ai enfilé mes raquettes et j’ai attaqué la neige. Je ne sais pas si j’ai plutôt attaqué ou embrassé la neige. C’était un mélange des deux. Compliqué à décrire. En tout cas, c’était bon ! C’était froid. J’ai pas mis mes guêtres pour pouvoir laisser la neige pénétrer plus facilement dans mes chaussures et me mouiller les pieds. Ca faisait du bien de se sentir dans la neige et de laisser le froid me picoter la tête.

J’ai gambadé dans la neige toute l’après-midi. Le soir, un léger vent s’est levé. Mais rien d’inquiétant. J’ai monté la tente dans la neige, avec une superbe vue sur le Mont Blanc. Au coucher du soleil, un grand groupe de chocards à bec jaune se trouvait sur le haut d’une paroi située à quelques centaines de mètres de mon lieu de campement.

Rien d’inquiétant, tu parles ! Le léger vent de fin de journée s’est transformé en violentes rafales durant la nuit. Heureusement que j’avais choisi un spot et tendu la bâche de la tente « au cas où le vent se lève un peu plus ». Bon, l’essentiel de ce qui s’est passé cette nuit-là, vous le savez déjà en ayant lu l’intro.