Alors voilà, c’est comme ça que je me suis retrouvé à partir pour 4 jours de raquettes dans les Aravis et à profiter des premières neiges de la saison. Et ce, dans le but de prendre une petite rupture avec mon quotidien pour mieux y revenir.

[A lire seulement si tu es intéressé.e par la démarche de planification]

 

Les différentes contraintes ?

L’objectif de l’expe étant de faire de la raquette, il fallait tout d’abord trouver de la neige.
Cependant, une contrainte s’ajoute : étant donné que c’est de la raquette et pas du ski de rando, il faut trouver des terrains qui ne soient pas trop pentus.
Une autre contrainte : je ne suis pas hyper expérimenté avec la neige en montagne et je pars seul. J’ai donc cherché des terrains qui ne sont pas trop techniques (possible de revenir en arrière, minimisation des pentes fortes,…) et desquels je peux facilement redescendre dans la vallée en cas de problème. Par ailleurs, d’après ce que j’ai compris de la dynamique du manteau neigeux (à vérifier car je n’en suis pas totalement certain), le début de saison peut être particulièrement délicat. Quand la neige vient tout juste de se déposer, elle n’a pas encore eu le temps de se stabiliser ni de se consolider. De plus, comme le manteau neigeux est encore peu épais, il réagit beaucoup plus vite aux variations de température que plus tard dans la saison. Ces fluctuations thermiques plus importantes favorisent la formation de couches fragiles, ce qui peut rendre l’ensemble du manteau plus instable.

 

Comment j’ai choisi l’endroit ?

  1. Je me suis directement tourné vers les Alpes, étant donné que c’était la seule chaîne de montagne enneigée proche de la Belgique à cette saison-là.
  2. Pour choisir le massif, j’ai suivi ce chemin : Météo France -> Météo Montagne -> Alpes du Nord -> Enneigement (https://meteofrance.com/meteo-montagne)
    J’ai regardé quels étaient les niveaux de neige dans les différents massifs des Alpes du Nord et du Sud pour les différentes altitudes, et selon les versants. Etant donné que je ne voulais pas monter trop haut en altitude pour les raisons que j’ai explicité plus haut, je me suis tourné vers le massif qui avait le plus de neige à la plus basse altitude. ET BAM c’étaient les Aravis.
  3. Ensuite, j’ai utilisé la magnifique application « Cartes IGN », qui a le grand avantage d’être gratuit (ce qui devient malheureusement rare de nos jours).
    Etant donné que je partais jusque-là en stop, j’ai regardé les sentiers qui partaient des quelques villes et villages qui se situent le long de la nationale qui passe à côté des Aravis. Je n’ai pas choisi d’itinéraire précis pour l’ensemble du séjour, étant donné que j’attendais de voir à quelle altitude était la neige sur les sentiers du coin où je me rendais et quel était son état avant de mieux décider de l’itinéraire précis. J’ai donc planifié les sections que j’empruntais chaque soir pour le lendemain, de nouveau en fonction de la neige, mais également de la météo. Et voilà !
    Au final, je suis parti du Reposoir (Le Reposoir) et je me suis baladé dans le coin. Je n’ai pas fait de grande distance car ce n’était pas le but et que les heures de clarté n’étaient pas nombreuses.